L’apprentissage de la propreté se fait progressivement. Il demande aux enfants de nombreuses compétences et de la maturité. Lors du passage au pot, il est important de respecter le rythme de chaque enfant. Pour l’aider sans lui mettre de pression, quelques conseils…
L’acquisition de la continence, autrement dit de la propreté est un processus long. Chez le nouveau-né, les connexions entre les neurones nécessaires ne se sont pas encore établies. A la naissance, ses sphincters (les muscles qui ouvrent et ferment la vessie et l’anus) fonctionnement de façon réflexe. En grandissant, la maturation de son système neuro-musculaire va permettre à l’enfant de prendre conscience de leur existence et d’essayer d’en maitriser le fonctionnement. Les spécialistes de la petite enfance évaluent la capacité des enfants à agir sur leurs sphincters au moment où ils parviennent à monter un escalier debout. L’acquisition de la continence requiert aussi une maturité psychologique. L’enfant doit prendre conscience de son identité et construire son unité corporelle, autrement dit rassembler mentalement toutes les parties de son corps, comme s’il formait un puzzle. Enfin, l’apprentissage de la propreté demande aussi à l’enfant une maturité intellectuelle et sociale afin de prendre l’habitude d’utiliser un lieu spécifique : le pot, puis plus tard les WC.
Votre enfant évolue de jour en jour… C’est le moment de commencer à remplir le mémo des premières fois pour ne rien oublier.
Lorsque l’enfant sait bien marcher, monter les escaliers, s’accroupir, courir ou grimper ; son développement neuro-musculaire est suffisant pour qu’il puisse maîtriser ses envies. Encore faut-il qu’il manifeste son intérêt à devenir propre et qu’il sache dire « pipi », « caca » ou « pot ». Pour l’aider, les parents peuvent lui signaler ce qui se passe en lui : « Tu es en train de faire pipi, caca dans ta couche ». Petit à petit, il apprendra à identifier ses besoins et aura les mots pour signaler ce qui se passe en lui. Certains enfants manifestent aussi leur envie de devenir propre en essayant d’enlever seuls leur couche. D’autres ne veulent plus porter de couches et réclament une culotte « de grand ».